Le statut d’artiste, pas sa place sur le marché de l’emploi ?

« Artiste ». Littéralement un individu cultivant ou maîtrisant un art. Quelque chose d’acceptable sur le plan personnel mais qu’en est-il sur le marché de l’emploi ?

L’art existe depuis que les premiers humains ont appris à marcher. De l’homme des cavernes peignant dans sa caverne, en passant ensuite par de grands artistes de la renaissance tels que Leonardo Da Vinci ou Michelangelo.

Dessins, peintures, musiques, audio-visuel, d’autres exemples aussi vastes, dont les vestiges sont même encrés dans notre civilisation. Pourtant, l’artiste n’est pas unanime sur le marché de l’emploi moderne.

Comment est vu le statut d’artiste ? Pas sa place sur le marché de l’emploi ?

Sur le marché de l’emploi en Belgique, il existe 3 statuts : « Salariés », « fonctionnaires » et « indépendants ». L’artiste n’est pas un statut professionnel à proprement parlé mais est intégré dans les statuts existants. Un sous-produit en somme.

De mon point de vue, on ne va pas se mentir, il est très dur d’être pris au sérieux en tant qu’artiste sur le marché de l’emploi en Belgique. Par exemple, l’enfant qui annonce à ses parents qu’il veut devenir artiste. Comme la plupart des parents de notre société actuelle, ceux-ci ne verront pas spécialement cela d’un bon œil. Cela a été mon cas, ainsi que celui de beaucoup d’artistes.

En effet pour la plupart, être un artiste est plus un passe-temps qu’une perspective d’avenir et de fait, n’encourageront pas vraiment leur enfant à suivre cette voie. Comme par exemple suivre une formation solide et se diriger vers un métier qui s’y rapporte. Même si celui-ci a beaucoup de talent.

Le marché est-il porteur ?

Selon la situation géographique et la zone d’influence, le marché artistique peut-être soit limité, soit très florissant. Par exemple le marché de la bande-dessinée : très porteur sur le secteur de Bruxelles (comme par exemple la maison d’édition Casterman) mais inexistante sur le secteur de Liège. Mais tout dépend du domaine artistique que l’on vise, car un art n’est pas l’autre. Beaucoup de variantes entrent en jeu. Une zone peut être propice pour le théâtre et une autre pas du tout. La difficulté est de savoir où chercher.

Licences

Ce qu’il faut aussi savoir, c’est qu’il existe des licences pour les artistes, évaluant la nature des activités et informant des droits et obligations. Chacune pouvant être demandée à la Commission artiste.

  1. La carte artiste, pour ceux qui fournissent des travaux occasionnels pour des petites indemnités (RPI).
  2. Le visa artiste, pour ceux qui ont un contrat de travail classique mais sans pour autant avoir tous les éléments essentiels comme la prestation, rémunération ou lien de subordination.
  3. La déclaration d’activité indépendante, pour les artistes qui comme le nom indiquent sont indépendants. Garantie pour une durée de 2 ans.

 

Marche à suivre

Pour se lancer dans cette entreprise, il est important de savoir bien cibler son domaine respectif. Dessin, peinture, audio-visuel, sa spécialité. Une fois cela fait, se confectionner un book répertoriant l’ensemble de ses travaux, avec si possible un petit historique de réalisation. Certainement l’étape la plus fastidieuse mais pas difficile en soi. Inutile de dire que plus il y a de travaux, mieux c’est. Après tout, le but d’un book est de présenter notre savoir-faire. A étoffer régulièrement.

Ensuite, faire une recherche les différents lieux en rapport avec notre spécialité, en élargissant le plus possible notre zone d’influence en fonction de nos possibilités. Répertorier chaque site spécialisé, chaque adresse, de quoi avoir un bon panel d’adresses où postuler.

A noter que plusieurs professions peuvent converger sur une spécialité (Ex : Un artiste peintre peut également enseigner mais à condition d’obtenir la licence requise).

Il est même très important d’être passionné dans sa spécialité, d’avoir de l’imagination et un certain savoir-faire. En effet, le milieu artistique étant assez restreint, il est primordial de faire ses preuves afin de se démarquer. Cela demande beaucoup de patience, de persévérance et beaucoup de volonté. Seulement attention. Il est tout de même préférable de ne pas négliger les autres secteurs. En attendant d’atteindre cet objectif, il vaut mieux continuer à postuler pour un emploi de base, pour avoir la possibilité de travailler à côté pour vivre. En temps de crise, la précarité veille et on ne vit pas de son art à ce stade.

Donc, le marché peut être porteur en fonction de la volonté du candidat. Pour faire de sa passion sa profession, c’est difficile mais pas impossible.

Source : (https://socialsecurity.belgium.be/fr/le-statut-dartiste)

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